actualité et infos décortiquées

l’actualité vue par Guillaume Badet et Guillaume Boucharlat

 

on n’en a pas fini… .

par Guillaume Badet 

Même ton dans la voix , même « mimique », même expression, même façon de s’exprimer, même déconcertante aisance face à des journalistes (« écoutez Mr Dupond », « je vais vous dire une bonne chose », « je vais vous faire une confidence »).

En écoutant la radio, on aurait pu croire que Nicolas Sarkozy briguait la présidence de l’EPAD, l’établissement public d’aménagement de la défense… et bien non ! c’est un de ses fils, Jean, devenu célèbrité, conseiller général des Hauts de Seine, président du groupe de la majorité du conseil général de son département, qui fût interviewé. Où plutôt, il demanda à se faire interroger à la Télé et à la radio, aux questions qu’il aurait lui même préparé, pour expliquer qu’il renonçait à la présidence de l’EPAD. Tout d’abord, qu’est qe l’EPAD, pour qu’on puisse tant en parler : C’est un établissement public (comme son nom l’indique), à caractère industriel et commercial qui a pour mission d’aménager le site de la défense pour le compte de l’Etat et des collectivités locales concernées. Situé dans le département des Hauts de Seine, c’est un des quartiers économiques les plus importants d’Europe. Cet établissement était sous la présidence jusqu’alors de Mr Deveidjan, président du conseil général des Hauts de Seine, qui succèda à Nicolas Sarkozy, lui même ancien président de ce département. Ce premier, atteint par la limite d’âge, devait se trouver un successeur… autant pour moi, devait organiser des élections pour ce nouveau président… . Nicolas Sarkozy, qui dirige toujours officiseusement son département (qui possède un PIB égal à celui de la Grèce tout de même) proposa donc que son fils, conseil général, puisse se présenter afin d’être élu. Il faut le dire tout de suite, ça ne ressemble en rien à une élection, quand on sait que tous les électeurs vouent un culte à N. Sarkozy. Candidat légitime, Jean Sarkozy se retrouverait donc à 23 ans, un bac en poche, à la tête du plus grand centre économique que la France… . C’est un peu comme si Tony Blair avait nommé à la têté de la City un de ses fils… tout bonnement ridicule, la presse étrangère l’a bien compris en s’emparant de ce sujet.

Fort heureusement, l’opinion publique, qui a pris a coeur cette actualité, a eu raison de cet acte manqué par le chef d’Etat.

Acte manqué ? pas si sûr… . En retirant sa candidature, le fils Jean a dévoilé à la France entière qui il était : jeune homme hyper-ambitieux (comme son père), capable de tout (comme son père), formaté pour la politique très tôt (comme son père). Et les portes-praoles de la droite n’ont pas attendu pour submerger la presse française de superlatifs à l’égard du jeune garçon  »grande maturité, sagesse, garçon raisonné, etc … ».

Jean Sarkozy est désormais connu,  à seulement 23 ans, sur le plan national, comme le fût son père dès sa nomination à la maire de Neuilly sur Seine à 28 ans… pardon, à son élection à la mairie de Neuilly sur Seine à 28 ans. Nul doute donc que nous reverrons dans quelques années cet ambitieux (qui à l’àge de 23 ans est toujours sur les banc de l’université, en -seulement- 2ème année) tirer son épingle du jeu dans le monde de la politique, où il a, c’est sûr un avenir certains… . On n’en a pas fini des Sarkozy… .

(et dire que le dernier s’appelle Louis !! ça fait peur…)

Guillaume BADET

 

Dans : Guillaume BADET,Politique
Par unjourlactualite
Le 28 octobre, 2009
A 13:27
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