actualité et infos décortiquées

l’actualité vue par Guillaume Badet et Guillaume Boucharlat

 
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Connaissez vous Henry the Hand ?

La « main  » d’Henry, cette terrible main, cette foutue main, cette satanée main, qui doit rester collée au corp du joueur lors d’un matche de football, est désormais la source de chaque débat : au travail, en famille, dans la rue, dans les transports en commun, dans la presse…  et tout le monde s’y met, nos politiques aussi : par exemple, Mme Lagarde qui souhaite que le matche soit rejoué ( pour cette première, elle devrait mieux garder la main sur notre économie nationale fragile, plutôt que de la lever pour parler sport…). Les euro-députés irlandais eux, vont amener cette « main » devant le parlement européen (savent-ils que cette instance politique n’a pas la main sur cette affaire).  Le monde entier débat sur cette main d’henry …

le monde entier ? non, un pays resiste toujours et encore au sport mondial le plus populaire, les Etats-Unis. Et bien oui : Chez Mr Obama, on ne s’enthousiasme pas pour le « Soccer », devancé de très loin par le Hockey sur glace, Basketball, Football américain et baseball.  Aux Etats-Unis, on ne connaît pas Thierry Henry et sa main, mais on connaît Henry the Hand ! Henry la main ! Qui est cet individu ! et bien Henry est une main, comme son nom l’indique, un personnage, créé par  le Dc « Will » (William Sawyer de son vrai nom). Son but : oeuvrer auprès d’un public jeune et populaire, afin de respecter certains gestes hygieniques : Henry a un site internet http://www.henrythehand.com/, et connaît un succès grandissant avec l’apparition de la grippe A. Henry apprend à son public comment se laver les mains, pourquoi se laver les mains, quand se laver les mains, avec quoi se laver les mains, et ce qu’il ne faut pas faire « do not cought into your hands, do not sneeze into your hands », … . Henry la Main passe d’école en école, déploie son programme « main propre ». C’est un outil pédagogique associatif finalement, vous l’aurez compris.

Alors voilà :  Henry the Hand, celui qui apprend la propreté, l’hygiène auprès des enfants, et the Hand of henry, qui elle met en évidence l’injustice, l’amertume, la déception : la saleté d’un geste, la saleté d’une main.

Allez, on nettoie ce vilain geste, cette vilaine main d’Henry, avec l’aide de Henry la Main, et on croise les doigts de la main pour les Bleus en Afrique du Sud. 

Dans : Guillaume BADET,société
Par unjourlactualite
Le 21 novembre, 2009
A 13:41
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TF1, une chaine qui vous veut du mal

par Guillaume Badet 

Enfant, mes parents nous interdisaient, à mes 2 frères et à ma soeur, de regarder TF1. La chaine première était bannie, interdite. Les raisons, nous ne les connaissions pas vraiment. Nous les avons appris que plus tard, et étonnemment, par le biais de nos camarades de classe. Nous nous sentions certes mis à l’écart lorsque les conversations entre écoliers tournaient autour du BigDill, mais nous n’avions certainement pas le sentiment d’avoir manqué THE emission la plus regardée de la fin des années 90. Le BigDill… rien que le nom m’inspire de cette émission de la stupidité, de la vulgarité, de la niaiserie, de la bétise. Aujourd’hui, je peux donc l’affirmer : nos parents nous ont protégé des programmes de TF1. Et c’est avec fierté que j’estime, aujourd’hui, que si  mes frères, ma soeur et moi même, avons un esprit critique sur tout ou presque, c’est en partie parce que nous avons été sauvés de l’emprise de Tf1!

Le fait est là. Tf1 est une chaîne de télévision dont la seule cause est de lobotomiser ces téléspectateurs. L’intérêt de Tf1, est non pas de proposer des programmes aidant à stimuler la cellule grise, ou à divertir, mais de vendre de la pub. Le très controversé Patrick Le Lay, directeur général de la chaine disait ceci :  » Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ‘business’, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit » . Tout est dit. Et pour satisfaire les publicitaires, il faut que la réclame soit vue par un nombre important de spectateurs. Pour ce faire, rien de plus simple : TF1 propose - et c’est depuis bien longtemps sa marque de fabrique – des programmes bas de gamme. Et pour être sûr d’exploser l’audience, et de s’échapper du peloton composé de la concurrence, la recette, si elle paraît sogrenue, est finalement assez simple : un vocabulaire choisit pas trop compliqué, histoire d’être compris par une large majorité de spectateurs, des animateurs laissant échapper de temps à autres quelques allusions coquines, étant populaires aux yeux de la ménagère de moins de 50 ans (la fameuse ménagère de Tf1) !  populaires, mais drôlement stupides, à l’image d’un Dechavanne et d’une Roue de la Fortune re-modelée. Un autre ingrédient assez important pour que la mixture soit « pronto », c’est le hasard. Il ne laissent aucune place à la culture générale dans les jeux télévisés de TF1, n’en déplaise à Laurence Boccolini. Mais ce n’est pas tout. Quand TF1 n’a plus de médiocrité dans son imagination, la chaine ressort ces « réchauffés ». Ces bétisiers maintes et maintes fois revus… pathétique.

 TF1 peut jubiler : la recette fonctionne. Il est très rare qu’une autre chaîne puisse égaler ou surpasser l’audience chaque soirée. Et même si France 2 décide de transmettre un film ayant connu un fort succès en salle, Joséphine l’ange gardien continuera de sévir en tête de l’audimat. Chez la ménagère de moins de 50 ans, quand on allume la télé, on allume automatiquement TF1. D’ailleurs, TF1 est la seule chaîne de télévision à ne pas souffrir de la concurrence des nouvelles chaînes de la TNT. Les spectateurs habituels de France Télévisions seraient donc plus à même de zapper, de s’intéresser à d’autres programmes, de se dé-hypnotiser que ceux de TF1. Tf1, c’est le nivellement de la télé par le bas. N’oublions pas : « Notre boulot, c’est de vendre à Coca-Cola du temps de cerveau humain disponible »

Et puis chez TF1, il y a cette odeur infame, écoeurante, nauséabonde, vomissante de parti-pris. Nul besoin de développer sur la proximité entre N. Sarkozy et les dirigeants de TF1, détenu par la sociéte Bouygues, elle-même dirigée par Martin Bouygues, proche du chef de l’Eat. TF1 est, comme à chaque période d’élection, épinglé par le CSA pour ne pas avoir respecté la règle dite du 50-50 (partage du temps entre les partis de gauche et de droite de manière « équitable »). TF1, c’est aussi, pour terminer, la chaîne qui emploie Jean Pierre Pernault. Il a cette allure d’ahuri, de dégénéré, mais il n’en est pas. Woody allen a dit un jour : « seuls les gens intelligents peuvent se permettre de paraître stupide, l’inverse n’étant pas possible ». Mr Pernault décide lui-même l’ordre de parution des informations dans son JT. Il met en avant les faits divers franco-français (le dernier fabricant de Sabots, la production de bretzels pour les fêtes folkloriques), s’attarde sur chaque faits et gestes de notre président (l’histoire des pizzas que va chercher Sarko en vélo, c’est lui ! ). Ne vous détrompez pas : le but de TF1, c’est de faire croire que leurs journaux télévisés sont du même niveau de bassesse d’esprit que les autres programmes de la chaine, ce qui est faux. Le but ultime de TF1, par le biais de ces JT, c’est de passer des messages : un reportage vous parle d’insécurité, on vous montre quelques jeunes d’origine maghrebine marcher dans une rue commerçante ; quand le thème abordé est celui des grêves SNCF, on ne vous montre que des témoignages de personnes excédées, en colère.

Alors merci à mes parents, qui n’ont fait preuve d’aucun sectarisme, comme certains pourrait prétendre le croire, mais qui ont seulement voulu protéger leurs enfants, pour que ceux-ci puissent avoir une ouverture d’esprit, incompatible avec Tf1.

Dans : Guillaume BADET,société
Par unjourlactualite
Le 12 novembre, 2009
A 13:19
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Nervous breakdown : Les Transports en commun, accusé levez-vous !

par Guillaume Boucharlat

Hier, je me suis pris une amende par un agent de contrôle des Transports en Commun de Lyon. Une sorte de parodie de John Wayne d’ailleurs, l’allure et la taille en moins, chewing-gum en bouche,  l’œil froid et satisfait du petit sadique remplissant sa contravention pour, soi-disant, punir « parce que c’est le règlement, monsieur », alors qu’en réalité, à l’approche des fêtes, cette espèce d’apôtre s’assure ses primes de fin d’année avec mon argent… Cette expérience (en plus de m’avoir énervé, parce que j’avais effectivement un ticket validé que je n’ai retrouvé que bien après dans une poche de mon manteau) m’a fait réfléchir quelque peu (oui, parce qu’une amende de 42 euros pour un oubli de 1,60 euros, ca fait réfléchir…)…

Les transports en commun sont une nécessité dans une ville. Ils présentent plusieurs avantages indispensables à son  bon fonctionnement et son développement. D’abord, parce que les transports en commun sont plus efficaces que les transports individuels  en termes de consommation d’énergie (en rassemblant dans un même véhicule, plusieurs passagers). Ils assurent ensuite une fluidité du trafic grâce à leur capacité de transport qui évite la congestion du trafic automobile en milieu urbain (un bus, par exemple, peut transporter plus de 60 personnes ; c’est autant de voitures en moins sur les routes). Ils sont aussi beaucoup plus rapides que les transports individuels, puisqu’ils bénéficient de réseaux de circulations séparés des voies de circulation individuelles. Il y a enfin beaucoup moins de risques d’accidents en transports en commun qu’en transport individuel (agressions mises à part).

Voilà, en gros, de quelle manière on peut nous vendre le service des transports en commun, sans compter  qu’utiliser ces transports coûte moins cher que d’utiliser sa voiture (les dépenses liées à l’utilisation d’une voiture sont assez élevées, environ 5 000 euros par an, ce qui explique que les transports en commun sont plus avantageux).

Les transports en commun sont donc plus écologiques, plus pratiques, plus rapides et moins dangereux. Ils représentent donc l’avenir de la circulation urbaine, et deviendront certainement sur le long terme le moyen de transport exclusif en ville.

Néanmoins la question du prix d’utilisation reste en suspens. Car, s’il est vrai que leur utilisation coûte moins cher que celle d’une voiture (c’est l’argument le plus utilisé quand on aborde le problème du prix du titre de transport), la plupart des personnes qui utilisent les transports en commun le font justement  parce qu’ils n’ont déjà pas les moyens de se payer une voiture. Car, en toute honnêteté, si on pouvait se payer le luxe d’éviter les rush en heure de pointe avec des métros saturés de mines tristes et fatiguées par une journée de travail pas toujours très bien vécue, en rentrant dans notre voiture, écoutant (certes dans les bouchons, mais bon, tranquille quand même) une bonne vieille chanson pour nous détendre, on le ferait. Malheureusement, nous vivons dans un pays où le permis de conduire coûte extrêmement cher. Ajoutez à cela la situation de crise qui n’autorise plus tout le monde à faire un prêt pour acheter une voiture neuve. Il faut donc se  reporter sur des voitures d’occasion qui demandent plus de frais d’entretiens et de réparations. Il faut ensuite l’assurer, cette voiture, et là encore ca coûte cher… Alors on l’assure au tiers, et l’accident arrive, alors comment fait-on? Encore dépenser… Et même sans en arriver là, cette voiture, il faut bien la faire rouler. Or, le prix de l’essence ne cesse d’augmenter, et ne s’arrêtera pas d’augmenter, vu que le pétrole va forcement disparaître, et qu’un produit en voie d’extinction est voué à devenir rare, et donc de plus en plus cher. Alors, l’argument des transports en commun moins cher que la voiture n’est pas un argument, c’est une évidence. Il aurait une valeur, si effectivement nous vivions dans une société qui nous laisse le choix. Ce qui a pu être vrai à une époque, mais qui ne l’est plus aujourd’hui. La majorité de ceux qui utilisent les transports en commun, le font parce qu’ils n’ont pas le choix. Dans ce cas là, on ne peut plus parler de service à leur égard. La notion de service s’efface quand il y a dépendance des usagés à ce même « service », qui devient alors une nécessité. Les transports en commun se servent donc d’arguments qui ne sont plus en adéquation avec la réalité pour nous vendre un service qui est en fait un monopole.

Ensuite, le prix en lui-même du titre de transport constitue un autre problème. Aujourd’hui à Lyon, le prix d’un ticket valable 1 heure correspond à 1,60  euros. C’est-à-dire que si vous l’utilisez pour partir de chez vous (même si vous habitez dans Lyon) en direction du centre ville, vous êtes à peu prés sûr de devoir en acheter un autre pour le retour. Ce qui nous fait déjà 3,20 euros. Si en plus de vos achats en centre ville, vous voulez les compléter par d’autres à un autre endroit dans Lyon; imaginons un trajet classique Place Bellecour – Centre commercial de la Part-Dieu qui vous oblige à prendre une correspondance pour y arriver, vous devrez sûrement acheter un autre ticket, soit un total de 4, 80 euros. Si toutefois vous essayez de faire ce trajet avec les quelques minutes de validité qu’il reste à votre premier ticket, sachez que s’il se périme en route et que vous rencontrez les contrôleurs en chemin,  ils  seront sans pitié (et vous entendrez cette phrase magnifique : « C’est le règlement monsieur… », pas très loin d’ailleurs d’un célèbre « Je n’ai fait qu’obéir aux ordres… », et qui se désintéresse complètement de l’attente interminable liée à votre correspondance qui vous a fait perdre les précieuses dernières minutes de validité de votre ticket). Répétez cette opération tous les jours de la semaine, et cela vous en coûtera 33,6 euros. Et donc 134,4 euros par mois. Ce qui est objectivement une honte, quand on sait que la plupart des personnes qui utilisent les transports en commun sont des gens qui n’ont pas beaucoup de moyens. Car ce budget, additionné aux classiques abonnements téléphoniques (29 euros en moyenne, sans compter les hors-forfaits), internet (39 euros en moyenne), au loyer (entre 350 et 450 euros en moyenne) et  le budget nourriture ( de 80 euros en moyenne), vous fera dépenser prés de 700 euros par mois rien que pour des services, pas toujours de très bonne qualité d’ailleurs… Les abonnements téléphoniques sont calculés pour vous perdre dans des offres compliquées qui vous font tomber rapidement dans le hors-forfait, internet chez n’importe quel opérateur débloquera inévitablement à un moment, et accrochez vous pour obtenir une assistance téléphonique, votre propriétaire sera toujours là pour vous rappeler en temps et en heure un retard de paiement, mais vous pouvez toujours attendre pour qu’il répare des avaries dans votre appartement; niveau nourriture, le discount permet d’acheter moins cher mais c’est sans compter sûr une grosse baisse de la qualité des produits que vous mangerez, et pour finir, si les transports en commun assureraient une vraie qualité de transport, les gens souriraient peut-être un peu plus à l’intérieur…

Alors, je sais, pour revenir au prix du ticket, on me répondra que c’est pour ca que TCL a mis en place un système d’abonnement pour les utilisateurs réguliers (un abonnement coûte en moyenne 40 euros par mois). L’abonnement baisse ainsi le prix du ticket à 0,60 euros (en imaginant qu’on en utiliserait deux par jours). Les gens fonctionnent donc en majorité par abonnements. Ce qui veut dire qu’ils suffisent à TCL pour faire de l’argent. Le ticket à 1,60 euros n’est donc là que pour faire du profit en plus. Sauf que, même avec votre abonnement, si vous avez le malheur d’oublier de le valider dans le tramway par exemple (alors qu’il est en cours de validité), vous pourrez bien le présenter à John Wayne, il vous répondra avec un aplomb formidable : « Vous êtes en infraction monsieur. Veuillez me présenter votre pièce d’identité… ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’il se cache en fait derrière une société de service (TCL), une volonté malhonnête de faire un maximum de profit sur des personnes dépendantes à ce service à cause de difficultés financières. Je me souviens par exemple d’une fois où je n’avais pas pu prendre mon abonnement étudiant parce que nous étions en début d’année, et que la faculté trainait à m’envoyer mes certificats de scolarité. Je fonctionnais donc avec des tickets. Un jour, alors que j’accompagnais ma femme à la gare, nous étions en retard et je n’avais pas eu le temps de prendre un ticket (j’ai une carte Electron qui met un siècle à acheter un ticket sur les bornes). Nous prenons le métro, et je me dis que, de toutes manières, j’en prendrai un après l’avoir accompagnée jusqu’au train qu’elle n’était pas du tout sûre d’avoir. Sauf que, manque de chance, contrôleurs sur le chemin… Pas de ticket, chewing-gum, air sadique, sanction, amende. Quand vous êtes étudiant, que vous avez travaillé tout l’été pour vivre un peu mieux le reste de l’année et qu’on vous prend 40 euros de cette manière là, j’ai du mal à considérer cela autrement que comme du vol. Parce qu’il y a quand même un fossé énorme entre le prix d’un ticket, et le prix de la sanction (pour rappel, le ticket est à 1,60 euros, l’amende à 42euros, et passe à 80euros, si vous ne payez pas sous sept jours). D’autant plus que le prix de l’amende ne varie jamais en fonction de votre statut (un collégien va payer son amende aussi cher qu’un salarié). Sous prétexte donc de punir un oubli, cette sanction est en fait clairement la volonté de faire de l’argent. D’ailleurs la colère que j’ai laissé exploser au bureau des infractions a laissé le responsable TCL en face de moi (à bout…) me lâcher cette phrase à la fois formidable de sincérité, mais terriblement vraie : « Qu’est ce que vous voulez monsieur, nous sommes dans une société de consommation ! Et pour consommer, il faut de l’argent, alors si on doit en faire sur le dos des gens, et ben, c’est sur le dos des gens !… » (Véridique au mot prés). Le seul problème, c’est qu’il faut bien voir sur quelle catégorie de personne ils font de l’argent. J’ai bien vu quelles personnes faisaient la queue au bureau des infractions. Et c’est loin d’être les plus riches, et c’est loin d’être des voyous. Alors faire de l’argent, c’est vrai qu’aujourd’hui tout le monde ne pense qu’à ca, mais sur des gens qui n’en ont déjà pas beaucoup, et en se servant de l’excuse d’un règlement qui ne prend pas en compte les difficultés et les aléas de la vie quotidienne, qu’on ne me fasse pas croire que ce règlement est le fruit d’une morale. Il est simplement une excuse formidable pour voler de l’argent à des gens qui n’en ont déjà pas beaucoup.

Alors oui, les transports en communs sont l’avenir du déplacement urbain. Mais déjà aujourd’hui beaucoup de gens en dépendent. Ce n’est donc plus un service, c’est une nécessité pour des personnes sans grands moyens qui sont pris en otages par des tarifs élevés et une politique de sanctions sévère et abusive qui utilise comme une marionnette un règlement soi disant moral pour vous prendre en fait un maximum d’argent. Aujourd’hui ce mode de fonctionnement ne devrait plus être. Dans une société en crise, l’entreprise qui monopolise l’ensemble des transports urbains devrait les proposer gratuitement pour pouvoir dire qu’elle propose un service (six villes françaises ont d’ailleurs déjà mis en place la gratuité totale des transports en commun : Colomiers (près de Toulouse) et Compiègne (Oise), la pratiquent depuis les années 70, plus récemment, les municipalités de Vitré (Ille-et-Vilaine), Châteauroux et Issoudun (Indre), ainsi que Mayenne (Mayenne) se sont lancées dans l’aventure). D’autant que plus de publicité dans les transports permettrait de compenser le manque à gagner de la vente des tickets. Refuser de changer les choses, c’est continuer de prendre en otage les citadins dépendant d’un mode de transport, et empêcher ceux qui se déplacent individuellement d’avoir une conduite plus écologique. Ne pas évoluer, ce serait assumer de la part des TCL  une logique froide de profit et d’exploitation d’une clientèle sans grands moyens.

Dans : Guillaume BOUCHARLAT,société
Par unjourlactualite
Le 11 novembre, 2009
A 17:36
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la liberté de la presse selon Mr Raoult.

Par Guillaume Badet 

Eric Raoult, député UMP de Seine Saint Denis, et maire du Raincy, ne passerait-il pas ses vacances en Tunisie avec M. Ben Ali ? c’est à se le demander, aux vues de ses dernières sorties mediatiques fortement choquantes et nauséabondes … se croit-il le garant, le gourou du moratoire pour la liberté de la presse ?

Il faut d’abord expliquer : Mr Raoult, diplômé de L’institut Francaise Presse (félicitations), est aussi président du groupe parlementaire de l’amitié France-Tunisie (à n’en pas douter élément essentiel au bon fonctionnement de notre parlement). Le 7 novembre dernier, il a approuvé publiquement l’expulsion de la journaliste du Monde Florence Beaugé de Tunisie. Celle-ci est accusée par le gouvernement Tunisien de provocation à leur égard.  Mr Raoult reproche aux journalistes de sectarisme vis à vis des autorités tunisiennes… . il est vrai que dénoncer des crimes, la corruption électorale et la main-mise sur toute liberté en Tunisie est une marque de sectarisme ; les journalistes sont donc des adeptes de la secte de la démocratie et de la liberté de la presse… quel scandale !

Mais le bougre n’en a pas terminé avec son combat contre ce sectarisme qu’il n’accepte pas : il doit faire face au sectarisme des écrivains désormais. Le 9 novembre dernier, Mr Raoult a demandé à Marie Ndiaye, lauréate du prix Goncourt pour son livre « Trois femmes puissantes », de revenir sur ces propos concernant notre président de la république, et s’est permis de la rappeler à son « devoir de réserve »… . première question : qu’est ce que le devoir de réserve ? pour une partie de la fonction publique (les militaires notamment), c’est une notion (non existante dans la loi) concernant la non divulgation publique de leur opinion politique ou autres. Deuxième question : en quoi Mme Ndiaye est elle concernée par ce devoir de réserve ? est-elle sergente dans la marine ou encore amiral ? travaille t’elle dans un ministère ? … finalement, c’est de diable de Mr Raoult qui justifie sa prise de position : je cite : » [...] En effet, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française. A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l’image de notre pays [...]. »  Parce que Mme Ndiaye a reçu ce très mémorable prix, elle en perd donc sa liberté de la presse. Mr Raoult ne supporterait pas l’image que peuvent véhiculer les intellectuels, littéraires, et écrivains sur M Sarkozy dans le monde (comme si à l’exterieur de nos frontières, ils n’avaient pas déjà compris… ).

On en vient à se poser deux questions finalement : comment un homme, diplômé de l’institut France Presse, puisse avoir une telle vision de la liberté de la presse ? comment a t’il pu en être diplômé tout simplement ?  

Guillaume BADET

Dans : Guillaume BADET,Politique
Par unjourlactualite
Le 10 novembre, 2009
A 12:57
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4 novembre 2008, jour heureux pour Obama. 4 novembre 2009, jour sombre

par Guillaume Badet 

Aux Etats-Unis, le 4 novembre est une date importante : il y a un an jour pour jour, Obama prononçait son premier discours en tant que nouveau président des Etats-Unis d’Amérique. Il apportait dans son pays, mais aussi dans le monde un message d’espoir, de paix et d’humanité. Le fait d’être le premier président noir des USA a joué indéniablement, mais ses compétences sont l’atout principal de sa réussite dans la quête de la maison blanche. Ce 4 novembre 2009, le président Obama se réveille avec un premier revers électoral : les deux Etats de Virginie et du New Jersey votaient pour un nouveau Gouverneur : Eux qui avaient voté démocrate il y a un an ont choisi désormais le camp républicain. Si ce n’est pas une surprise pour la Virginie, véritable bastion républicain, « sudiste » pour employer le terme d’historiens américains, ça l’est beaucoup plus pour le New Jersey, Etat ouvrier, populaire, syndicaliste, place forte des démocrates.

Il n’en faut pas plus aux medias américains pour enfoncer encore un peu plus Barak Obama. Ultra-puissants, auto-déclarés républicains, les chaines de télé les plus influentes comme FOX ont à présent un exemple concret pour appuyer leurs thèses (thèses faites de mensonges et de calomnie, par des méthodes scandaleuses). En égratignant de manière sanglante la politique Obama, ces chaines pro-républicaines s’amusent également en passant à s’en prendre à l’intégrité d’Obama, à sa famille, à ses racines, sur un ton d’une moquerie corosive.  Il faut soulinger l’importance capitale des medias dans le choix politique du peuple américain. Seuls quelques journaux papiers soutiennent Obama, mais ne sont lus que par une partie de la population, d’un niveau social assez élevé.

Cette défaite fait également plaisir, outres aux mouvements intégristes religieux, à ceux qui se présentent implicitement ou non comme des porteurs d’idées « anti-américaines », notamment en Europe, plus précisemment en France. Ceux-ci s’empressent de leur côté de parler d’affaiblissement des Etats-Unis dans le monde, d’un rôle moindre dans les négociations, etc… .

Aujourd’hui dans le monde, alors que les dictatures battent les campagnes, (en Tunisie, En Iran en autres), que les républiques bananières prennent leurs aises (en Italie, mais surtout en France), que les corruptions au sein de nombreux gouvernements sont rendues publiques, on en vient à critiquer Obama. Certains vont nous parler de naïveté quand il parle de paix dans le monde, de dénuclearisation, d’autres insisteront sur son manque d’actes dans son pays. Les Etats-Unis ont la chance d’avoir élu un président dont les compétences vont bien plus loins que le concept d’être un président de couleur, mettant à terre la barrière du racisme ; barack Obama est de ces rares chefs d’Etat qui ont une vision de l’avenir pour le peuple, plus importante que leurs propres sorts. Ce qu’il a déjà mis en place est une avancée spectaculaire, dont il faut se rendre compte : le discours du Caire est un exemple frappant. Obama part de loin : l’image de son pays est ternie par les années Bush, il a deux guerres à gérer, … . 

Obama n’a pas été formé pour être président du plus important pays du monde. Il n’a pas appris à prendre des coups. Sa carrière politique commence en 2006, lorsqu’il se présente à la candidature démocrate. Ce revers n’est donc pas qu’électoral, il est surtout injuste.

Dans : Guillaume BADET,Politique
Par unjourlactualite
Le 4 novembre, 2009
A 12:08
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