actualité et infos décortiquées

l’actualité vue par Guillaume Badet et Guillaume Boucharlat

 

4 novembre 2008, jour heureux pour Obama. 4 novembre 2009, jour sombre

par Guillaume Badet 

Aux Etats-Unis, le 4 novembre est une date importante : il y a un an jour pour jour, Obama prononçait son premier discours en tant que nouveau président des Etats-Unis d’Amérique. Il apportait dans son pays, mais aussi dans le monde un message d’espoir, de paix et d’humanité. Le fait d’être le premier président noir des USA a joué indéniablement, mais ses compétences sont l’atout principal de sa réussite dans la quête de la maison blanche. Ce 4 novembre 2009, le président Obama se réveille avec un premier revers électoral : les deux Etats de Virginie et du New Jersey votaient pour un nouveau Gouverneur : Eux qui avaient voté démocrate il y a un an ont choisi désormais le camp républicain. Si ce n’est pas une surprise pour la Virginie, véritable bastion républicain, « sudiste » pour employer le terme d’historiens américains, ça l’est beaucoup plus pour le New Jersey, Etat ouvrier, populaire, syndicaliste, place forte des démocrates.

Il n’en faut pas plus aux medias américains pour enfoncer encore un peu plus Barak Obama. Ultra-puissants, auto-déclarés républicains, les chaines de télé les plus influentes comme FOX ont à présent un exemple concret pour appuyer leurs thèses (thèses faites de mensonges et de calomnie, par des méthodes scandaleuses). En égratignant de manière sanglante la politique Obama, ces chaines pro-républicaines s’amusent également en passant à s’en prendre à l’intégrité d’Obama, à sa famille, à ses racines, sur un ton d’une moquerie corosive.  Il faut soulinger l’importance capitale des medias dans le choix politique du peuple américain. Seuls quelques journaux papiers soutiennent Obama, mais ne sont lus que par une partie de la population, d’un niveau social assez élevé.

Cette défaite fait également plaisir, outres aux mouvements intégristes religieux, à ceux qui se présentent implicitement ou non comme des porteurs d’idées « anti-américaines », notamment en Europe, plus précisemment en France. Ceux-ci s’empressent de leur côté de parler d’affaiblissement des Etats-Unis dans le monde, d’un rôle moindre dans les négociations, etc… .

Aujourd’hui dans le monde, alors que les dictatures battent les campagnes, (en Tunisie, En Iran en autres), que les républiques bananières prennent leurs aises (en Italie, mais surtout en France), que les corruptions au sein de nombreux gouvernements sont rendues publiques, on en vient à critiquer Obama. Certains vont nous parler de naïveté quand il parle de paix dans le monde, de dénuclearisation, d’autres insisteront sur son manque d’actes dans son pays. Les Etats-Unis ont la chance d’avoir élu un président dont les compétences vont bien plus loins que le concept d’être un président de couleur, mettant à terre la barrière du racisme ; barack Obama est de ces rares chefs d’Etat qui ont une vision de l’avenir pour le peuple, plus importante que leurs propres sorts. Ce qu’il a déjà mis en place est une avancée spectaculaire, dont il faut se rendre compte : le discours du Caire est un exemple frappant. Obama part de loin : l’image de son pays est ternie par les années Bush, il a deux guerres à gérer, … . 

Obama n’a pas été formé pour être président du plus important pays du monde. Il n’a pas appris à prendre des coups. Sa carrière politique commence en 2006, lorsqu’il se présente à la candidature démocrate. Ce revers n’est donc pas qu’électoral, il est surtout injuste.

Dans : Guillaume BADET,Politique
Par unjourlactualite
Le 4 novembre, 2009
A 12:08
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