actualité et infos décortiquées

l’actualité vue par Guillaume Badet et Guillaume Boucharlat

 

actualités en série…

Cette toute fin d’année est marquée par deux évènements, bien différents. Le premier, le très médiatique retour des deux françaises Sarah Zaknoun et Céline Faye, condamnées par la justice Dominicaine à 8 ans de prison pour possession de cocaïne. Le deuxième, le rejet par le conseil constitutionnel de la fameuse taxe carbone.

Tout d’abord, je souhaite revenir sur un fait qui m’a particulièrement choqué : la mort d’un jeune homme de 25 ans au centre commercial de Part Dieu à Lyon, à la suite d’un étouffement « mécanique ». Après avoir tenté de voler une canette de bière, ce jeune désoeuvré, vivant en foyer, vu comme excité et menaçant, a été interpelé et immobilisé par les vigiles du magasin. Là tout dérape : Sa cage thoracique a été comprimée, lui valant une mort tragique. Les 4 Vigiles concernés, formés à ce travail, respectant des consignes bien trop strictes par la direction de l’enseigne au logo caché (une canette de bière, quelle perte !), prétendent avoir respecté l’éthique professionnel de leur travail… . étouffer un jeune homme, quand bien même remuant, j’ai peine à croire en leur version. Les témoignages concernant des victimes du zèle des vigiles sont légions. C’est une mort tragique. Les 4 compères, déférés devant un juge d’instruction, encourent jusqu’à 20 ans de prison pour  »violences aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

 Nicolas Sarkozy reçoit un nouveau camouflet, et cette fois-ci de la part du conseil constitutionnel. Ce dernier a retoqué la fameuse Taxe Carbone. Jugée brouillonne, écrite bien trop rapidement, cette dernière devait taxer les émissions de CO2, mais 93 % des entreprises en étaient exonérées ! Les recettes prévues par l’Etat avoisinait les 1.5 milliards d’euros, payés donc dans sa quasi-totalité par les particuliers… . C’est bien connu, les entreprises elles ne polluent pas. Elles avaient déjà été bien gâtées par le Père Nicolas, avec la suppression de la taxe professionnelle. Alors les discours démagogiques affluent dans les rangs de la majorité et chez les renégats (Rocard pour citer que lui). on parle de non assistance à une terre en péril… . par contre, aucun commentaire concernant l’échec de Copenhague, bien plus efficace si ambition il aurait été.

Le retour médiatique des jeunes bizontines, à défaut de savoir si elles sont ou non coupables (elles ont été jugées par un pays souverain) , est une vilaine et nauséabonde récupération de la part de la majorité. la première question : Pourquoi est-ce Mr Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la francophonie, qui s’est rendu à St Domingue afin de les « rapatrier » ? ne serait-ce pas le rôle d’un ministre des affaires étrangères ? Ces deux jeunes demoiselles graciées, toujours coupables (la grâce n’annulent pas une condamnation) sont-elles des cas bien particuliers ? 17 français purgent aujourd’hui une peine dans les prisons dominicaines. 2200, c’est le nombre de nos concitoyens dans des cas similaires à travers le monde, et sous aucune couverture médiatique (exception pour Clotilde Reiss qui en a bien besoin). Bénéficient t-ils tous de tels privilèges ? Mr Joyandet fait tout simplement de la récup, lui qui est chef de file de l’UMP pour les prochaines élections régionales en Franche-Comté. Fier de son idée, il en a parlé à son président, qui l’a autorisé à faire ce coup de pub, ce plus, mais en soulignant le rôle de l’Elysée, histoire d’être gagnant aussi dans l’histoire ! « tu veux que je t’aide à faire ta promo, ok mais je veux en profiter, donc fais moi de la pub, juste avant noël, pendant les fêtes de fin d’année, il n’y a rien de mieux ! » ! Coupables ou non, ces deux jeunes filles sont les marionnettes de l’UMP, capable de tout pour ces élections.

je termine ce papier par mes voeux. Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2010, qu’elle soit remplie de joie, de bonheur et d’épanouissent dans votre vie.

 

guillaume Badet

Dans : Guillaume BADET,Politique,société
Par unjourlactualite
Le 31 décembre, 2009
A 11:54
Commentaires : 2
 
 

Connaissez vous Henry the Hand ?

La « main  » d’Henry, cette terrible main, cette foutue main, cette satanée main, qui doit rester collée au corp du joueur lors d’un matche de football, est désormais la source de chaque débat : au travail, en famille, dans la rue, dans les transports en commun, dans la presse…  et tout le monde s’y met, nos politiques aussi : par exemple, Mme Lagarde qui souhaite que le matche soit rejoué ( pour cette première, elle devrait mieux garder la main sur notre économie nationale fragile, plutôt que de la lever pour parler sport…). Les euro-députés irlandais eux, vont amener cette « main » devant le parlement européen (savent-ils que cette instance politique n’a pas la main sur cette affaire).  Le monde entier débat sur cette main d’henry …

le monde entier ? non, un pays resiste toujours et encore au sport mondial le plus populaire, les Etats-Unis. Et bien oui : Chez Mr Obama, on ne s’enthousiasme pas pour le « Soccer », devancé de très loin par le Hockey sur glace, Basketball, Football américain et baseball.  Aux Etats-Unis, on ne connaît pas Thierry Henry et sa main, mais on connaît Henry the Hand ! Henry la main ! Qui est cet individu ! et bien Henry est une main, comme son nom l’indique, un personnage, créé par  le Dc « Will » (William Sawyer de son vrai nom). Son but : oeuvrer auprès d’un public jeune et populaire, afin de respecter certains gestes hygieniques : Henry a un site internet http://www.henrythehand.com/, et connaît un succès grandissant avec l’apparition de la grippe A. Henry apprend à son public comment se laver les mains, pourquoi se laver les mains, quand se laver les mains, avec quoi se laver les mains, et ce qu’il ne faut pas faire « do not cought into your hands, do not sneeze into your hands », … . Henry la Main passe d’école en école, déploie son programme « main propre ». C’est un outil pédagogique associatif finalement, vous l’aurez compris.

Alors voilà :  Henry the Hand, celui qui apprend la propreté, l’hygiène auprès des enfants, et the Hand of henry, qui elle met en évidence l’injustice, l’amertume, la déception : la saleté d’un geste, la saleté d’une main.

Allez, on nettoie ce vilain geste, cette vilaine main d’Henry, avec l’aide de Henry la Main, et on croise les doigts de la main pour les Bleus en Afrique du Sud. 

Dans : Guillaume BADET,société
Par unjourlactualite
Le 21 novembre, 2009
A 13:41
Commentaires :1
 
 

TF1, une chaine qui vous veut du mal

par Guillaume Badet 

Enfant, mes parents nous interdisaient, à mes 2 frères et à ma soeur, de regarder TF1. La chaine première était bannie, interdite. Les raisons, nous ne les connaissions pas vraiment. Nous les avons appris que plus tard, et étonnemment, par le biais de nos camarades de classe. Nous nous sentions certes mis à l’écart lorsque les conversations entre écoliers tournaient autour du BigDill, mais nous n’avions certainement pas le sentiment d’avoir manqué THE emission la plus regardée de la fin des années 90. Le BigDill… rien que le nom m’inspire de cette émission de la stupidité, de la vulgarité, de la niaiserie, de la bétise. Aujourd’hui, je peux donc l’affirmer : nos parents nous ont protégé des programmes de TF1. Et c’est avec fierté que j’estime, aujourd’hui, que si  mes frères, ma soeur et moi même, avons un esprit critique sur tout ou presque, c’est en partie parce que nous avons été sauvés de l’emprise de Tf1!

Le fait est là. Tf1 est une chaîne de télévision dont la seule cause est de lobotomiser ces téléspectateurs. L’intérêt de Tf1, est non pas de proposer des programmes aidant à stimuler la cellule grise, ou à divertir, mais de vendre de la pub. Le très controversé Patrick Le Lay, directeur général de la chaine disait ceci :  » Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ‘business’, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit » . Tout est dit. Et pour satisfaire les publicitaires, il faut que la réclame soit vue par un nombre important de spectateurs. Pour ce faire, rien de plus simple : TF1 propose - et c’est depuis bien longtemps sa marque de fabrique – des programmes bas de gamme. Et pour être sûr d’exploser l’audience, et de s’échapper du peloton composé de la concurrence, la recette, si elle paraît sogrenue, est finalement assez simple : un vocabulaire choisit pas trop compliqué, histoire d’être compris par une large majorité de spectateurs, des animateurs laissant échapper de temps à autres quelques allusions coquines, étant populaires aux yeux de la ménagère de moins de 50 ans (la fameuse ménagère de Tf1) !  populaires, mais drôlement stupides, à l’image d’un Dechavanne et d’une Roue de la Fortune re-modelée. Un autre ingrédient assez important pour que la mixture soit « pronto », c’est le hasard. Il ne laissent aucune place à la culture générale dans les jeux télévisés de TF1, n’en déplaise à Laurence Boccolini. Mais ce n’est pas tout. Quand TF1 n’a plus de médiocrité dans son imagination, la chaine ressort ces « réchauffés ». Ces bétisiers maintes et maintes fois revus… pathétique.

 TF1 peut jubiler : la recette fonctionne. Il est très rare qu’une autre chaîne puisse égaler ou surpasser l’audience chaque soirée. Et même si France 2 décide de transmettre un film ayant connu un fort succès en salle, Joséphine l’ange gardien continuera de sévir en tête de l’audimat. Chez la ménagère de moins de 50 ans, quand on allume la télé, on allume automatiquement TF1. D’ailleurs, TF1 est la seule chaîne de télévision à ne pas souffrir de la concurrence des nouvelles chaînes de la TNT. Les spectateurs habituels de France Télévisions seraient donc plus à même de zapper, de s’intéresser à d’autres programmes, de se dé-hypnotiser que ceux de TF1. Tf1, c’est le nivellement de la télé par le bas. N’oublions pas : « Notre boulot, c’est de vendre à Coca-Cola du temps de cerveau humain disponible »

Et puis chez TF1, il y a cette odeur infame, écoeurante, nauséabonde, vomissante de parti-pris. Nul besoin de développer sur la proximité entre N. Sarkozy et les dirigeants de TF1, détenu par la sociéte Bouygues, elle-même dirigée par Martin Bouygues, proche du chef de l’Eat. TF1 est, comme à chaque période d’élection, épinglé par le CSA pour ne pas avoir respecté la règle dite du 50-50 (partage du temps entre les partis de gauche et de droite de manière « équitable »). TF1, c’est aussi, pour terminer, la chaîne qui emploie Jean Pierre Pernault. Il a cette allure d’ahuri, de dégénéré, mais il n’en est pas. Woody allen a dit un jour : « seuls les gens intelligents peuvent se permettre de paraître stupide, l’inverse n’étant pas possible ». Mr Pernault décide lui-même l’ordre de parution des informations dans son JT. Il met en avant les faits divers franco-français (le dernier fabricant de Sabots, la production de bretzels pour les fêtes folkloriques), s’attarde sur chaque faits et gestes de notre président (l’histoire des pizzas que va chercher Sarko en vélo, c’est lui ! ). Ne vous détrompez pas : le but de TF1, c’est de faire croire que leurs journaux télévisés sont du même niveau de bassesse d’esprit que les autres programmes de la chaine, ce qui est faux. Le but ultime de TF1, par le biais de ces JT, c’est de passer des messages : un reportage vous parle d’insécurité, on vous montre quelques jeunes d’origine maghrebine marcher dans une rue commerçante ; quand le thème abordé est celui des grêves SNCF, on ne vous montre que des témoignages de personnes excédées, en colère.

Alors merci à mes parents, qui n’ont fait preuve d’aucun sectarisme, comme certains pourrait prétendre le croire, mais qui ont seulement voulu protéger leurs enfants, pour que ceux-ci puissent avoir une ouverture d’esprit, incompatible avec Tf1.

Dans : Guillaume BADET,société
Par unjourlactualite
Le 12 novembre, 2009
A 13:19
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Nervous breakdown : Les Transports en commun, accusé levez-vous !

par Guillaume Boucharlat

Hier, je me suis pris une amende par un agent de contrôle des Transports en Commun de Lyon. Une sorte de parodie de John Wayne d’ailleurs, l’allure et la taille en moins, chewing-gum en bouche,  l’œil froid et satisfait du petit sadique remplissant sa contravention pour, soi-disant, punir « parce que c’est le règlement, monsieur », alors qu’en réalité, à l’approche des fêtes, cette espèce d’apôtre s’assure ses primes de fin d’année avec mon argent… Cette expérience (en plus de m’avoir énervé, parce que j’avais effectivement un ticket validé que je n’ai retrouvé que bien après dans une poche de mon manteau) m’a fait réfléchir quelque peu (oui, parce qu’une amende de 42 euros pour un oubli de 1,60 euros, ca fait réfléchir…)…

Les transports en commun sont une nécessité dans une ville. Ils présentent plusieurs avantages indispensables à son  bon fonctionnement et son développement. D’abord, parce que les transports en commun sont plus efficaces que les transports individuels  en termes de consommation d’énergie (en rassemblant dans un même véhicule, plusieurs passagers). Ils assurent ensuite une fluidité du trafic grâce à leur capacité de transport qui évite la congestion du trafic automobile en milieu urbain (un bus, par exemple, peut transporter plus de 60 personnes ; c’est autant de voitures en moins sur les routes). Ils sont aussi beaucoup plus rapides que les transports individuels, puisqu’ils bénéficient de réseaux de circulations séparés des voies de circulation individuelles. Il y a enfin beaucoup moins de risques d’accidents en transports en commun qu’en transport individuel (agressions mises à part).

Voilà, en gros, de quelle manière on peut nous vendre le service des transports en commun, sans compter  qu’utiliser ces transports coûte moins cher que d’utiliser sa voiture (les dépenses liées à l’utilisation d’une voiture sont assez élevées, environ 5 000 euros par an, ce qui explique que les transports en commun sont plus avantageux).

Les transports en commun sont donc plus écologiques, plus pratiques, plus rapides et moins dangereux. Ils représentent donc l’avenir de la circulation urbaine, et deviendront certainement sur le long terme le moyen de transport exclusif en ville.

Néanmoins la question du prix d’utilisation reste en suspens. Car, s’il est vrai que leur utilisation coûte moins cher que celle d’une voiture (c’est l’argument le plus utilisé quand on aborde le problème du prix du titre de transport), la plupart des personnes qui utilisent les transports en commun le font justement  parce qu’ils n’ont déjà pas les moyens de se payer une voiture. Car, en toute honnêteté, si on pouvait se payer le luxe d’éviter les rush en heure de pointe avec des métros saturés de mines tristes et fatiguées par une journée de travail pas toujours très bien vécue, en rentrant dans notre voiture, écoutant (certes dans les bouchons, mais bon, tranquille quand même) une bonne vieille chanson pour nous détendre, on le ferait. Malheureusement, nous vivons dans un pays où le permis de conduire coûte extrêmement cher. Ajoutez à cela la situation de crise qui n’autorise plus tout le monde à faire un prêt pour acheter une voiture neuve. Il faut donc se  reporter sur des voitures d’occasion qui demandent plus de frais d’entretiens et de réparations. Il faut ensuite l’assurer, cette voiture, et là encore ca coûte cher… Alors on l’assure au tiers, et l’accident arrive, alors comment fait-on? Encore dépenser… Et même sans en arriver là, cette voiture, il faut bien la faire rouler. Or, le prix de l’essence ne cesse d’augmenter, et ne s’arrêtera pas d’augmenter, vu que le pétrole va forcement disparaître, et qu’un produit en voie d’extinction est voué à devenir rare, et donc de plus en plus cher. Alors, l’argument des transports en commun moins cher que la voiture n’est pas un argument, c’est une évidence. Il aurait une valeur, si effectivement nous vivions dans une société qui nous laisse le choix. Ce qui a pu être vrai à une époque, mais qui ne l’est plus aujourd’hui. La majorité de ceux qui utilisent les transports en commun, le font parce qu’ils n’ont pas le choix. Dans ce cas là, on ne peut plus parler de service à leur égard. La notion de service s’efface quand il y a dépendance des usagés à ce même « service », qui devient alors une nécessité. Les transports en commun se servent donc d’arguments qui ne sont plus en adéquation avec la réalité pour nous vendre un service qui est en fait un monopole.

Ensuite, le prix en lui-même du titre de transport constitue un autre problème. Aujourd’hui à Lyon, le prix d’un ticket valable 1 heure correspond à 1,60  euros. C’est-à-dire que si vous l’utilisez pour partir de chez vous (même si vous habitez dans Lyon) en direction du centre ville, vous êtes à peu prés sûr de devoir en acheter un autre pour le retour. Ce qui nous fait déjà 3,20 euros. Si en plus de vos achats en centre ville, vous voulez les compléter par d’autres à un autre endroit dans Lyon; imaginons un trajet classique Place Bellecour – Centre commercial de la Part-Dieu qui vous oblige à prendre une correspondance pour y arriver, vous devrez sûrement acheter un autre ticket, soit un total de 4, 80 euros. Si toutefois vous essayez de faire ce trajet avec les quelques minutes de validité qu’il reste à votre premier ticket, sachez que s’il se périme en route et que vous rencontrez les contrôleurs en chemin,  ils  seront sans pitié (et vous entendrez cette phrase magnifique : « C’est le règlement monsieur… », pas très loin d’ailleurs d’un célèbre « Je n’ai fait qu’obéir aux ordres… », et qui se désintéresse complètement de l’attente interminable liée à votre correspondance qui vous a fait perdre les précieuses dernières minutes de validité de votre ticket). Répétez cette opération tous les jours de la semaine, et cela vous en coûtera 33,6 euros. Et donc 134,4 euros par mois. Ce qui est objectivement une honte, quand on sait que la plupart des personnes qui utilisent les transports en commun sont des gens qui n’ont pas beaucoup de moyens. Car ce budget, additionné aux classiques abonnements téléphoniques (29 euros en moyenne, sans compter les hors-forfaits), internet (39 euros en moyenne), au loyer (entre 350 et 450 euros en moyenne) et  le budget nourriture ( de 80 euros en moyenne), vous fera dépenser prés de 700 euros par mois rien que pour des services, pas toujours de très bonne qualité d’ailleurs… Les abonnements téléphoniques sont calculés pour vous perdre dans des offres compliquées qui vous font tomber rapidement dans le hors-forfait, internet chez n’importe quel opérateur débloquera inévitablement à un moment, et accrochez vous pour obtenir une assistance téléphonique, votre propriétaire sera toujours là pour vous rappeler en temps et en heure un retard de paiement, mais vous pouvez toujours attendre pour qu’il répare des avaries dans votre appartement; niveau nourriture, le discount permet d’acheter moins cher mais c’est sans compter sûr une grosse baisse de la qualité des produits que vous mangerez, et pour finir, si les transports en commun assureraient une vraie qualité de transport, les gens souriraient peut-être un peu plus à l’intérieur…

Alors, je sais, pour revenir au prix du ticket, on me répondra que c’est pour ca que TCL a mis en place un système d’abonnement pour les utilisateurs réguliers (un abonnement coûte en moyenne 40 euros par mois). L’abonnement baisse ainsi le prix du ticket à 0,60 euros (en imaginant qu’on en utiliserait deux par jours). Les gens fonctionnent donc en majorité par abonnements. Ce qui veut dire qu’ils suffisent à TCL pour faire de l’argent. Le ticket à 1,60 euros n’est donc là que pour faire du profit en plus. Sauf que, même avec votre abonnement, si vous avez le malheur d’oublier de le valider dans le tramway par exemple (alors qu’il est en cours de validité), vous pourrez bien le présenter à John Wayne, il vous répondra avec un aplomb formidable : « Vous êtes en infraction monsieur. Veuillez me présenter votre pièce d’identité… ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’il se cache en fait derrière une société de service (TCL), une volonté malhonnête de faire un maximum de profit sur des personnes dépendantes à ce service à cause de difficultés financières. Je me souviens par exemple d’une fois où je n’avais pas pu prendre mon abonnement étudiant parce que nous étions en début d’année, et que la faculté trainait à m’envoyer mes certificats de scolarité. Je fonctionnais donc avec des tickets. Un jour, alors que j’accompagnais ma femme à la gare, nous étions en retard et je n’avais pas eu le temps de prendre un ticket (j’ai une carte Electron qui met un siècle à acheter un ticket sur les bornes). Nous prenons le métro, et je me dis que, de toutes manières, j’en prendrai un après l’avoir accompagnée jusqu’au train qu’elle n’était pas du tout sûre d’avoir. Sauf que, manque de chance, contrôleurs sur le chemin… Pas de ticket, chewing-gum, air sadique, sanction, amende. Quand vous êtes étudiant, que vous avez travaillé tout l’été pour vivre un peu mieux le reste de l’année et qu’on vous prend 40 euros de cette manière là, j’ai du mal à considérer cela autrement que comme du vol. Parce qu’il y a quand même un fossé énorme entre le prix d’un ticket, et le prix de la sanction (pour rappel, le ticket est à 1,60 euros, l’amende à 42euros, et passe à 80euros, si vous ne payez pas sous sept jours). D’autant plus que le prix de l’amende ne varie jamais en fonction de votre statut (un collégien va payer son amende aussi cher qu’un salarié). Sous prétexte donc de punir un oubli, cette sanction est en fait clairement la volonté de faire de l’argent. D’ailleurs la colère que j’ai laissé exploser au bureau des infractions a laissé le responsable TCL en face de moi (à bout…) me lâcher cette phrase à la fois formidable de sincérité, mais terriblement vraie : « Qu’est ce que vous voulez monsieur, nous sommes dans une société de consommation ! Et pour consommer, il faut de l’argent, alors si on doit en faire sur le dos des gens, et ben, c’est sur le dos des gens !… » (Véridique au mot prés). Le seul problème, c’est qu’il faut bien voir sur quelle catégorie de personne ils font de l’argent. J’ai bien vu quelles personnes faisaient la queue au bureau des infractions. Et c’est loin d’être les plus riches, et c’est loin d’être des voyous. Alors faire de l’argent, c’est vrai qu’aujourd’hui tout le monde ne pense qu’à ca, mais sur des gens qui n’en ont déjà pas beaucoup, et en se servant de l’excuse d’un règlement qui ne prend pas en compte les difficultés et les aléas de la vie quotidienne, qu’on ne me fasse pas croire que ce règlement est le fruit d’une morale. Il est simplement une excuse formidable pour voler de l’argent à des gens qui n’en ont déjà pas beaucoup.

Alors oui, les transports en communs sont l’avenir du déplacement urbain. Mais déjà aujourd’hui beaucoup de gens en dépendent. Ce n’est donc plus un service, c’est une nécessité pour des personnes sans grands moyens qui sont pris en otages par des tarifs élevés et une politique de sanctions sévère et abusive qui utilise comme une marionnette un règlement soi disant moral pour vous prendre en fait un maximum d’argent. Aujourd’hui ce mode de fonctionnement ne devrait plus être. Dans une société en crise, l’entreprise qui monopolise l’ensemble des transports urbains devrait les proposer gratuitement pour pouvoir dire qu’elle propose un service (six villes françaises ont d’ailleurs déjà mis en place la gratuité totale des transports en commun : Colomiers (près de Toulouse) et Compiègne (Oise), la pratiquent depuis les années 70, plus récemment, les municipalités de Vitré (Ille-et-Vilaine), Châteauroux et Issoudun (Indre), ainsi que Mayenne (Mayenne) se sont lancées dans l’aventure). D’autant que plus de publicité dans les transports permettrait de compenser le manque à gagner de la vente des tickets. Refuser de changer les choses, c’est continuer de prendre en otage les citadins dépendant d’un mode de transport, et empêcher ceux qui se déplacent individuellement d’avoir une conduite plus écologique. Ne pas évoluer, ce serait assumer de la part des TCL  une logique froide de profit et d’exploitation d’une clientèle sans grands moyens.

Dans : Guillaume BOUCHARLAT,société
Par unjourlactualite
Le 11 novembre, 2009
A 17:36
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